Brasserie

La microbrasserie est un projet qui allie la passion pour la bière artisanale au reste du projet de la Joubarbe. Située au cœur de notre ferme, cette microbrasserie se nourrit aussi de produits que nous cultivons au champ ou que nous produisons dans notre salle de transformation alimentaire : des fruits, des plantes aromatiques ou des pains invendus qui aromatisent nos bières.
Mais les choses ne vont pas uniquement dans ce sens, car les « sous-produits » de la brasserie, comme les drèches, peuvent servir ensuite dans d’autres domaines de la ferme.

Quelles bières trouve-t-on à la Joubarbe ? S’agissant d’une microbrasserie, il est difficile pour nous de standardiser les produits. De toute façon, ce n’est pas forcément ce que l’on vise à faire. En effet, tu pourras trouver quatre grands styles de bières : une blonde, une blanche, une ambrée et une India Pale Ale. Ensuite, nous allons naviguer dans ces quatres styles, en changant parfois les nuances de ces styles, en se basant sur des sous-styles déja existants. 

En parallèle à ces quatre styles permanant nous aimons inventer et expérimenter aussi d’autres types de bière, en travaillant notamment avec la nature, c’est-à-dire la fermentation spontanée. Dans ces bières, qui ressemblent au style Lambic que l’on peut retrouver en Belgique, nous faisons tout d’abords des macérations avec des fruits ou des plantes qui viennent de nos champs et que l’on fait ensuite mûrirent pendant des périodes plus ou moins longues en barrique de chêne.  

Rencontre avec nos brasseurs : Tessa et Mattia

Pour vous permettre de découvrir leur travail et leur expérience au sein de la Joubarbe, nos 2 brasseurs se sont prêtés à une petite interview.

Quelle est votre partie préférée dans le processus de brassage ?

Tessa : La partie du brassin que je préfère, c’est lorsque nous faisons bouillir les malts : le parfum qui se répand dans la pièce ressemble à celui du pain et est très agréable.

Quelle est la partie la plus difficile de tout le processus ?

Mattia : Les contaminations. Tout au long du processus, de la brasserie même. La bière et les levures sont particulièrement sensibles aux contaminations qui peuvent être plus ou moins bienvenues selon les styles de bière. Pour prendre deux exemples avec nos bières: la « Ca va toi ? » déteste l’oxygène donc nous prenons des mesures pour réduire le contact avec celui-ci pendant les phases de conditionnements.. Pour nos bières acides cependant, nous cherchons à ce que des levures sauvages entrent en contact au moût et que celles-ci fassent fermenter nos bières.

Et pour toi Tessa ?

Tessa : Selon moi, la partie la plus compliquée est celle de l’embouteillage : nous travaillons avec une embouteilleuse manuelle, il faut donc réduire au maximum le temps d’exposition de la bière à l’air entre la mise en bouteille et l’application de la capsule pour la fermer. Cela permet d’éviter l’oxydation de la bière et de préserver une couleur agréable. C’est un moment plutôt stressant.

Est-ce qu’il y a eu un brassin qui a été particulièrement compliqué ?

Mattia : Oui la Schlager, qui est une bière lager de basse fermentation. En effet, les levures nécessaires pour réaliser ce style de bière travaillent à des températures entre 8-10 °C et il est donc important de maintenir les cuves de fermentation à ces températures pour que celles-ci puissent « manger les sucres » correctement.

Qu'est-ce que tu penses que tout le monde devrait savoir sur la fabrication de la bière ?

Tessa : Je ne pense pas qu’il y ait quelque chose que tout le monde doive absolument savoir. Mais peut-être que le processus n’est pas du tout simple. Il comporte de nombreuses étapes techniques, des timings stricts et des quantités très précises. On peut dire que c’est un processus qui demande de la rigueur et de la concentration.

Y a-t-il une question que tu aimerais que les gens te posent à propos du brassage ? Laquelle, et comment tu y répondrais ?

Mattia : Je dirais plutôt qu’il y a une question que j’aimerais que l’on arrête de me poser : « Vous avez une bière de femme pour ma compagne ? ». Les bières de femmes n’existent pas ! Ça ne veut rien dire dans le monde brassicole ou dans le monde en général. Je peux vous l’assurer Tessa : Il arrive souvent que, lorsqu’il y a des questions sur nos bières, elles soient posées uniquement à Mattia parce qu’il est un homme, et l’on pense encore beaucoup que la bière est une affaire d’hommes. Il m’arrive, en tant que femme, de ne pas être vraiment prise en considération. J’aimerais que cette manière de penser soit moins présente.

 Y a-t-il de nouveaux types de bières que vous aimeriez vraiment faire ?

Mattia : Oui. Ça fait partie de la passion même pour la bière. Toujours inventer et expérimenter. Rajouter des nouveaux ingrédients. Mais avant de faire des gros brassins, nous faisons des petits tests de 10L. On vous présentera bientôt quelques nouveautés !

Tessa : J’aimerais beaucoup essayer de produire des bières en utilisant des arômes que nous cultivons ou que nous pourrions cultiver, afin de créer un lien entre les activités de culture et celles de la production de bière.

Et finalement, avec quels plats tu associerais chacune des bières de la Joubarbe ?

Mattia : Quelques suggestions d’association bières de la Joubarbe et avec des mets :

Douchette : étant une bière de froment elle s’accompagne bien avec des légumes sautés, des salades ou avec du poisson.

Joubarbe : une bière légère et facile à boire qui se porte très bien avec la saucisse rôtie du marché et des petites pommes de terre sautées.

Big Potatos : vu le fort caractère malté elle se prête super avec des fromages comme du vacherin ou du vieux gruyère.

Ça va toi ? : des plats avec du caractère et épicés comme des currys.

Funkyness : vu son acidité, elle est parfaite à côté de poissons de notre lac Léman ou avec une bonne raclette.

Nos bières sont disponibles toute l’année à notre marché.

Merci beaucoup à Tessa et Mattia pour ces explications qui donnent encore plus envie de tout déguster.

qui sommes-nous ?

Un groupe de gens qui se réunit pour produire et fonctionner en accord avec le vivant en créant un lieu solidaire d’échange, de partage et d’apprentissage.

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Association de la Joubarbe
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